3 exercices techniques pour renforcer l’immersion & la tension de vos récits grâce au Show don’t tell, de la simple description à la gestion structurelle complexe du récit, et enfin obtenir les résultats que vous recherchez avec cette technique pas aussi simple qu’il n’y paraît.
C’est, en substance, ce que m’a dit l’autre jour une autrice que je coache depuis quelques semaines.
Elle évoquait l’incipit de son roman et la suite de celui-ci : chaque bêta-lecteur lui avait reproché de trop dire les événements et les émotions, de ne pas assez les montrer, ce qui causait un manque criant d’immersion (c’est au final ce qu’elle entendait par personnages incarnés).
Après d’autres explications de sa part, je lui explique alors que le show don’t tell est souvent mal compris et, par conséquent, mal appliqué.
Et que ce n’est bien entendu pas sa faute, car elle a suivi tout ce qui est dit et répété en ligne, de vidéo Youtube en article de blog.
À savoir :
Montrer et ne pas dire, c’est ça : au lieu de dire que « Marco est en colère », montre-nous cette colère : est-ce qu’il serre les poings ? Est-il tendu ? Que ressent-il ?
Or, c’est comme ça qu’on se retrouve avec des textes où le moindre clignement de paupière est censée représenter une émotion.
Produisant par conséquent des émotions toujours intenses, sans nuance, et sans effet de vivant.
Internet l’a transformé en un dogme réducteur qui fait plus de mal que de bien aux textes et aux auteurs.
Parce que les auteurs le pensent limité aux descriptions et aux réactions des personnages pour transmettre les émotions…
Sauf que ça va tellement plus loin !
Je vous explique :
Concrètement, pour l’auteur, ça signifie travailler le texte de manière à transformer les concepts abstraits en détails concrets.
Via les corps, les objets, mais aussi l’espace, les thèmes, le vocabulaire, les dynamiques relationnelles, et même : l’intrigue…
Même dans l’intrigue, il y a du Show don’t tell ? Eh oui !
Par exemple :
Une bonne intrigue nous MONTRE qu’on ne peut pas faire confiance à tous nos amis : elle ne nous le dit pas, mais elle expose une histoire qui nous le fait expérimenter par notre imagination.
C’est du Show don’t tell.
Besoin d’un second exemple ?
Le voici :
Dans les romans policiers où plane un mystère, on laisse le lecteur reconstruire le crime et trouver le coupable par une toile d’indices.
Ainsi, au lieu de dire au lecteur qui a fait quoi de façon EXPLICITE, on le lui montre de façon IMPLICITE.
Et le lecteur se charge de reconstituer le récit, sous forme de puzzle narratif.
En d’autres termes :
(Car oui, il faut faire les deux).
(C’est un des très rares « il faut » assumé et prescriptif que vous me verrez écrire).
Quand on est trop explicite, il n’y aura pas de mystère. À l’inverse, si l’on est trop implicite, tout est confus pour le lecteur.
L’apprentissage, pour vous, est dans la quête du bon équilibre entre les deux, pour créer de la tension, l’envie d’en savoir plus chez le lecteur, etc.
Or, cet apprentissage passe par un constant questionnement, qui fait que, oui, vous êtes perdu.
C’est pour ça que, souvent, votre travail du Show don’t tell semble insuffisant et frustrant, et ce, en dépit de tout le soin que vous y mettez.
Si vous souhaitez savoir quand, où et pourquoi on montre quelque chose ; mais aussi à l’inverse, quand, où et pourquoi on doit plutôt dire quelque chose, mais que vous ne savez pas comment vous y prendre et qu’aucune approche claire ne se dégage…
Si malgré des heures voire des jours de travail, vous n’arrivez toujours pas à écrire des récits immersifs et qu’on vous reproche un manque de vivant malgré vos efforts sur d’autres aspects liés…
Ou bien encore si vous avez simplement envie que le Show don’t tell devienne l’une de vos fiertés personnelles d’auteur de manière générale, au lieu d’être une source constante de remise en question…
Alors, vous êtes au bon endroit !
Ces gammes d’écriture ont été conçues exactement pour cela.
Avec une pédagogie ciblée, poussée, qui vous fera travailler sur des points précis de manière isolée et intelligente.
Des exercices qui se transformeront ensuite en véritables techniques, capables de vous accompagner et de vous soutenir tout au long de l’écriture de vos futurs récits.
En somme : des exercices qui fonctionnent un peu comme des gammes en musique… des gammes d’écriture, pour ainsi dire !
Ce programme vous permettra d'atteindre deux types d'objectifs : à court terme (c'est-à-dire immédiatement après avoir écouté et commencé à appliquer) et à long terme (c'est-à-dire plusieurs semaines et mois après application, en affinant votre pratique).
Comprendre ce qui fait du Show don’t tell une technique majeure dans la structure d’un récit, de sa plus petite unité narrative (la phrase) à sa plus grande (l’intrigue en sa totalité), et comment le mettre en place sans vous tromper ni passer à côté de ses fonctions essentielles.
Vous serez en mesure de comprendre pourquoi vos précédents essais ont été des échecs qui vous semblaient fades, poussifs à écrire, et comment les améliorer pour faire du Show don’t tell une pièce maîtresse de vos récits.
Savoir gérer tous les aspects du Show don’t tell pour en faire un des piliers de l’immersion de vos récits, de manière à donner une véritable sensation de vivant au roman dès la page 1.
Mais aussi : appliquer ses différentes variantes directement dans vos récits, de façon à renforcer l’ensemble de l’histoire, ainsi que sa tension et ses enjeux.
Au programme de cette formation, vous trouverez :
+ Gamme d’écriture #01 : QUAND DIRE ? QUAND MONTRER ? un exercice pour ne plus jamais douter de votre décision concernant ce que vous dites ou ne dites pas – et ce que vous montrez... ou cachez ! Car, oui, le show don’t tell, c’est de la gestion d’information ;
+ Gamme d’écriture #02 : LA CHAPELLERIE MAUDITE, où je vous guide pas à pas dans l’écriture d’une scène où l’on alterne les passages montrés et les passages dits, et ce, pour mieux augmenter l’urgence et les enjeux.
+ Gamme d’écriture #03 : TRAHISOOOON !, où je vous partage un exercice difficile mais pas impossible, dans lequel vous apprendrez à utiliser le non-dit comme outil pour mieux MONTRER, tout en travaillant l’ironie dramatique à son maximum.
Avec, en bonus :
+ Un cahier illustré, à enregistrer sur vos appareils ou à imprimer, à emmener partout avec vous pour travailler vos gammes d’écriture, peu importe où vous êtes.
Il suffit de cliquer sur « accéder ».
À tout de suite de l’autre côté,
Cécile.
Plus de 8550 auteurs se sont déjà inscrits à L’école d’écriture 2.0. Voici quelques avis récents donnés sur TRUSTPILOT :
LA GARANTIE
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